Partager avec les amis et parents sédentaires les étonnements qui naissent de mes errements , divagations et autres bourlingages, fournir en passant quelques informations sur les ailleurs que je parcours, récueillir leurs réactions et commentaires, et ainsi garder le contact, le tout avec, de préférence, un petit sourire dans le coin.
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Avant
de rentrer à la maison, j'ai voulu connaître DURBAN, plus gros port
d'Afrique (9ème rang mondial ), et dernière escale avant le Cap de
Bonne Espérance en "descendant" la côte Est-africaine .
Ville fortement contrastée, de près de 4 millions d'habitants, et forte d'une communauté "indienne" de 800 000 âmes.
Le centre-ville reste abordable au piéton tranquille et curieux , mais pas après le coucher du soleil .
J'ai adopté une pension verdoyante dans la baulieue chic de Greyville,
où l'on peut admirer les maisons coloniales amoureusement entretenues,
et musarder benoitement le soir entre restos et bistrots comme
ici sur Florida rd.
Mais la sécurité qui y regne fait la fortune des sociétés spécialisées, au prix fort et sans nuances.
Heureusement, les artistes ont de la puissance, comme Sfiso Ka N'kame ( ci-dessous ) actuellement exposé à la galerie African Art Centre.
Et en même temps, ce pays au relativement fort pouvoir d'achat polarise
le marché de l'art traditionnel africain : statues Ashanti, masques
Bambara, Fang ou Bamileke remplissent les boutiques , où de rares pièces authentiques se mêlent à de nombreuses copies souvent assez réussies.
Symptome secondaire peut-être d'un retournement de perspective
pour l'Afrique, qui regarderait maintenant un peu moins vers le Nord
géographique ?
http://allafrica.com/stories/200706190862.htm

http://www.cig.canon-europe.com/a?i=0KlXLz2qIm
Et n'hésitez pas à l'encourager par un premier achat, il vous en sera reconnaissant.





Le bus du Grupo Mecula Ltda est bien rodé, et le "motorista" est bien expérimenté.

ci-dessus c'est goudron, mais plus loin c'est piste en terre :

a suivre
La pêche à peine débarquée, la friture est activée

plus loin, les patrons se retrouvent pour une partie de "bao"

et cet impertinent se moque de mes lunettes

A Mocimboa, c'est au port de pêche que j'ai le mieux mitraillé les gens, pour leur plus grand plaisir

Un petit guide me précédait partout et s'arrangeait toujours pour être dans le cadre

éLe Mozambique est un pays de bonnes gens , Vasco de Gama l'a dit bien avant moi .
Les personnages de mes photos etaient, plus que consentants, demandeurs d'être photographiés, et complètement enchantés de se voir sur l'écran à cristaux liquides de 2 pouces 1/2 de mon petit appareil photo, comme ces deux moiselles de Pemba et leur petit frère :

Momadu, le geéant et unique employé de la pension Miramar de Mocimboa, a tenu à poser devant ma maison avec sa belle bicyclette

Tellement heureux de poser, tous ceux que l'on verra dans les billets de cette série, à Mocimboa comme ailleurs , n'en demandaient pas plus , ni tirage de la photo, ni gratification d'aucune espèce.

Les portiques de la rue commercante meriteraient un petit rafraichissement

mais le lendemain, le spectacle matinal a de l'allure

Mocimboa...?? avaient dit les Francais de l'Ile en ouvrant de grands yeux, sans oser me demander ce que j'allais faire dans ce qui etait pour eux un trou perdu sans interet tout en haut de la carte du Mozambique.
J'ai cependant fait les 9 heures de bus qu'il fallait pour aller voir cette absence et y ai trouve une petite bourgade qui vit de la peche et ou se croisent tous les jours des tas de voyageurs, surtout commercants, car on est a 2 heures de la frontiere tanzanienne. Mais il est vrai que les infrastructures d'hebergement ne sont pas aux normes touristiques internationales .

On y parle Swahili plus encore qu'a Pemba, et cela ne fut pas la moindre de mes emotions que de pouvoir echanger quelques mots dans cette grande langue vehiculaire apprise au Burundi il y a 35 ans et pratiquee en Afrique de l'Est lors d'un voyage en 1973 , puis theoriquement maitrisee a partir de 1986 comme l'atteste un diplome de l'INALCO ...cependant j'ai pu constater avec melancolie que tout cela etait fort loin ! Mais la stupefaction rejouie de mes interlocuteurs n'en fut pas diminuee pour autant. Comment, un blanc simple touriste, qui n'est pas volontaire dans une ONG dans la region, et qui parle Swahili !!??
Il y aurait encore beaucoup a montrer et a dire sur l'Ile de Mocambique...!
En guise de synthese, d'abord cette vue du bord de mer :

puis cette petite place interieure , ses ruines, son manguier , et l'entree du restaurant "As Reliquias", pour la tranquillite qu'on y deguste :

et pour finir , Baloz et Andre, ce duo d'artistes a retrouver bientot avec leurs productions dans un album dont je donnerai l'adresse des qu'il sera en place..
